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  Pour le FBI, Hitler était vivant jusqu'en... 1956 !

Paru dans Historia n°686, février 2004, sous le titre " Pour le FBI, Hitler était vivant jusqu'en…1956 ! "

La grande évasion de Hitler : le FBI y a cru !

Durant trente ans, le FBI a tenu à jour un dossier secret sur Adolf Hitler. Ce document de 734 pages, aujourd'hui déclassifié et disponible sur le net (1), contient des discours du Führer, des données relatives à un complot américain destiné à le supprimer dès 1933, des photographies, des coupures de journaux, mais également le résultat de nombreuses enquêtes menées par le Bureau fédéral afin de vérifier toute information indiquant que le chancelier du Reich a survécu à la Seconde guerre mondiale. À sa lecture, on a la stupéfaction d'apprendre que jusqu'en 1956 les agents fédéraux et leur directeur, J. Edgar Hoover, ont cru que l'évasion du Führer était possible et se sont même efforcés de le traquer dans son nouveau repaire tandis que le monde entier proclamait sa mort !
Les premiers doutes apparaissent à la conférence de Postdam, en juillet 1945, lorsque Staline déclare au Président Harry Truman que Hitler s'est échappé de son bunker et se cache à l'Ouest. De fait, les Soviétiques vont régulièrement accuser leurs anciens alliés de chercher à recycler le dictateur dans le cadre de leur lutte contre le communisme. Le maréchal Zhukov, qui a conquis Berlin, a lui-même laissé entendre que Hitler a pu s'enfuir en Espagne par avion avant la reddition de la ville. Propagande ou inquiétude justifiée ?
Diverses enquêtes, comme celle menée par le major Trevor-Roper du Renseignement britannique (il a sillonné l'Allemagne en interrogeant les survivants du bunker de Berlin), semblent démontrer que Hitler s'est suicidé à la fin du mois d'avril 1945. Mais puisque nul n'est capable de produire une photo de son cadavre (les corps de Goebbels et de sa famille, eux, ont été filmés dans les décombres), une autre hypothèse demeure recevable, du moins théoriquement : celle de sa survie. Après son arrestation, Otto Abetz, ambassadeur d'Allemagne en France durant la guerre, déclare d'ailleurs que le dictateur " n'est certainement pas mort " et " qu'un jour il reviendra ". Mieux vaut donc se méfier.
Même s'il ne l'avoue pas, le FBI va rester sur ses gardes et entreprendre une série de vérifications d'envergure.
Parmi les nombreuses lettres que le Bureau réceptionne, certaines proviennent à l'évidence de déséquilibrés. Un homme de 77 ans raconte ainsi avoir lu une lettre écrite par Hitler en 1947, soit deux ans après son présumé suicide, dans laquelle l'ex dictateur se moque des naïfs qui croient à son décès. L'enquête démontre qu'il s'agit du délire d'un psychotique ayant seulement voulu faire sensation. En 1948, une dame aperçoit Hitler dans sa pension de famille et s'inquiète auprès des autorités des poursuites judiciaires qu'elle encourt du fait de son éventuelle complicité. Conclusion du FBI : " Elle est manifestement folle ".
D'autres " témoins " sont des blagueurs ou des citoyens trop suspicieux. Certains ont vu le dictateur dîner à Washington en 1946, sauter dans un train pour la Nouvelle-Orléans en 1948, acheter des terres dans le Colorado ou encore s'installer comme maître d'hôtel à Londres...
Le 15 octobre 1945, un détective amateur, peu rompu aux exigences de l'administration de la preuve, fait le pari que Hitler s'est réfugié à New York, ajoutant : " Il n'existe aucune autre ville au monde où il peut être absorbé si facilement… Je vous donne l'information pour ce qu'elle vaut, évidemment ". Pendant ce temps, un autre limier dilettante le situe dans une ferme isolée de la Suisse allemande.
En 1951, un informateur prétend que Hitler a changé de visage grâce à la chirurgie plastique (détail récurrent chez les correspondants du FBI) et ressemble dorénavant " davantage à un Juif qu'à un Gentil ". Le même mouchard croit que le dictateur a travaillé dans une caféteria de Miami Beach.
Malgré leur caractère fantaisiste, pour ne pas dire burlesque, la plupart de ces dénonciations font l'objet d'une investigation menée par les G-men dans le but d'en découvrir l'origine. Les fédéraux sont loin de prendre ces allégations à la légère.
Car d'autres rumeurs, d'apparence plus sérieuses, contribuent à alimenter leur scepticisme. Un médecin prétend ainsi avoir soigné Hitler à Saint-Louis pour un désordre intestinal. Une histoire intrigante car d'après les dossiers médicaux de Hitler que le FBI s'est procuré secrètement, celui-ci a réellement souffert de troubles digestifs. Or l'information n'a pas été diffusée dans le grand public à cette époque.
Ce sont à l'évidence les informations provenant de l'étranger qui vont pousser les services de Hoover à se lancer, aux quatre coins de la planète, dans une chasse à l'homme qui ne trouve son équivalent que dans la traque du kidnappeur du bébé Lindberg,, au début des années 30.
Le lieu d'échouage le plus crédible du Führer est l'Amérique du sud, une contrée qui de notoriété publique est devenue après guerre le paradis des anciens nazis en cavale.
Selon El Tiempo, un journal publié en Colombie, Hitler s'est échappé avec six hommes habillés en civil dans un sous-marin en partance pour Bogota, en Colombie. Attendus à leur arrivée par des Indiens Guajidos, les exilés, voyageant de nuit, sont arrivés dans le petit port de Magdalena, d'où ils ont pris un cargo en 3ème classe, puis une voiture qui s'est dirigée sur Bogota, ne faisant jamais halte dans le moindre hôtel. D'après l'informateur, qui signe " Amigo, amigo, amigo " (et n'oublie pas au passage de demander 50 000 dollars pour divulguer des informations complémentaires), Hitler porte des lunettes et s'est laissé pousser la barbe.
Bien que Hitler soit également signalé au Brésil et au Mexique, les nouvelles en provenance d'Argentine tracassent particulièrement Hoover. Peut-être parce que Juan Peron, chef du gouvernement militaire qui dirige le pays puis président à partir de 46, cultive des idéaux proches de ceux des fascistes et qu'il a été le partenaire de Fritz Mandl, le magnat pro-nazi des munitions. En tout cas, selon un mémorandum rédigé par l'un des agents de Hoover le 4 septembre 1944, c'est-à-dire six mois avant l'hypothétique suicide de Hitler, celui-ci aurait pu envisager de s'y réfugier en cas de défaite. La note interne précise que les autorités argentines ont mis au point des rencontres clandestines avec le leader nazi dans le but d'importer des armes et des techniciens dans leur pays : des fabriques de bicyclettes seraient converties en usines de munitions.
L'opulente colonie allemande d'Argentine est susceptible d'offrir un refuge de choix à Hitler et ses lieutenants. L'un de ses membres influents, le comte Karl von Luxburg, chef des services secrets allemands en Argentine et proche de l'amiral Dönitz (le successeur que Hitler s'est désigné dans son testament politique), est soupçonné d'avoir " acquis un ranch qui pourrait être destiné à les accueillir ". L'unité des Services stratégiques du Département de la guerre fait également parvenir à Hoover un dossier contenant les déclarations d'une certaine Mrs Eichhorn, propriétaire d'un hôtel à La Falda et nazie proclamée, qui prétend que sa propriété est l'endroit idéal pour assurer une retraite dorée à son idole.
Les témoignages paraissant confirmer la fuite de Hitler en Argentine ne tardent pas à affluer. Hoover reçoit une lettre qui lui précise que Hitler se trouve à l'abris dans des souterrains bâtis sous une hacienda située à 450 miles au nord-ouest de Buenos Aires. Un rapport du FBI de Los Angeles daté du 21 septembre 1945 note que Hitler a débarqué en Argentine environ deux semaines après la chute de Berlin. Il se camoufle dans un ranch extrêmement sécurisé, aux pieds de la Cordillère des Andes. D'après l'informateur, ses acolytes séjournent dans de petits villages alentours. En outre, Hitler souffrirait d'asthme et aurait coupé sa moustache. Le FBI déplore que l'histoire soit malheureusement " impossible à vérifier ".
En juin 46, une note du FBI fait état d'une lettre retrouvée dans un parking de Pennsylvanie et transmise par l'attorney general du comté de Lancaster, dont l'auteur (anonyme) écrit : " J'ai vu Adolf Hitler l'autre jour en Argentine. Il est très nerveux mais a arrêté de prendre des drogues. " D'après ces papiers, Hitler s'apprête à sortir de sa cachette et va prochainement signaler sa nouvelle adresse à une organisation secrète de 200 membres, tous issus " de la Mère patrie ". Affaire sans suite.
Une partie de ces témoignages proviennent d'articles de journaux qui avancent que l'ex Führer attend, tranquillement reclus dans son havre de paix clandestin, qu'une guerre se déclenche entre l'URSS et les États-Unis pour émerger ensuite comme le dirigeant du nouveau monde. Ces documents, soigneusement collationnés par le FBI, regorgent de précisions sur sa fuite en sous-marin. On rapporte notamment qu'un bateau brésilien a été coulé par un sous-marin non identifié transportant une femme ressemblant à Eva Braun, la compagne de Hitler, qui aurait ensuite quitté l'embarcation sur la côte d'Argentine. Un sous-marin mystérieux a également été vu par des gardes-côte à environ 1 300 miles au nord de Catalina, en Californie, à l'endroit où un certain Théodore Donay, un riche importateur de Détroit reconnu coupable d'avoir apporté son aide à un nazi évadé (affaire pour laquelle il a tâté du cachot), a mystérieusement disparu de son bateau quelques heures auparavant.
Las, ces informations sont toutes contradictoires. Pis : par leur nature, elles ne se distinguent guère des allégations situant Hitler sous les latitudes les plus excentriques. Un officier de la marine japonaise fournit ainsi des détails portant sur un plan d'évacuation de Hitler et Eva Braun au Japon. Un pilote prétend qu'il a transporté Hitler et sa femme au Danemark. Un autre correspondant affirme que l'ancien chancelier-président se fait soigner par un certain " Dr Sthamer " sous les cieux espagnols. Des informations parfaitement invérifiables.
De fait, aucun de ces rapports ne permet de remonter directement à Hitler. À maintes reprises, le FBI est contraint de conclure qu'ils ne s'agit que de rumeurs sans fondement ou de divagations destinées à vendre du papier. Parfois, l'honnêteté de l'informateur est directement mise en cause. Ayant analysé un article paru dans les colonnes du Chicago Times, un agent du FBI en blâme sévèrement l'auteur : " Sa réputation est extrêmement médiocre et il est généralement considéré comme un journaliste à sensation peu fiable. "
Puisque les enquêtes n'aboutissent qu'à des impasses, le FBI va peu à peu se désintéresser des bruits relatifs à l'évasion du Führer.
En 1955, après trois ans d'enquête, les magistrats allemands déclarent de leur côté que Hitler est officiellement mort le 30 avril 1945 dans son bunker de la Chancellerie. Un verdict qui rejoint en pratique celui des fédéraux américains.
Il faut attendre les années 60 et le livre du Russe Lev Bezymenski (2) pour que l'Ouest soit informé que l'autopsie de deux corps carbonisés retrouvés dans le bunker a été réalisée par les Soviétiques dès 1945 et s'est révélée concluante. Les États-Unis se plaindront de la lenteur mise par les services russes pour faire ces révélations ; ceux-ci leur répondront qu'ils ont respecté les 30 ans requis pour la déclassification des documents secrets.
Naturellement, le livre de Bezymenski ne va pas arrêter la rumeur publique. L'auteur a en effet mis en lumière certaines étrangetés de l'autopsie (Hitler y est décrit comme ne possédant qu'un seul testicule), qui vont faire le bonheur de certains professionnels de l'histoire mystérieuse. Mais le FBI leur abandonne volontiers ce terrain de jeu. Pour lui, l'affaire est définitivement close.

Paul-Éric Blanrue

1. Par exemple ici : http://members.xoom.virgilio.it/fbifiles/
2. Lev Bezymenski, The Death of Adolf Hitler : Unknown Documents from Soviet Archives, New York: Harcourt, Brace, and World, Inc., 1968.

L'incroyable périple du cadavre de Hitler

Le 2 mai 1945, les ultimes défenseurs allemands de Berlin capitulent devant l'Armée rouge. Ayant reçu l'ordre de s'emparer du Führer mort ou vif, l'unité de reconnaissance de la 3ème armée des troupes de choc pénètre dans le bunker de la Chancellerie où Hitler s'est réfugié depuis le 17 janvier, bien décidée à le traquer dans ses derniers retranchements.
Les soldats découvrent les corps calcinés de Goebbels, ministre de la Propagande, et de sa femme Magda. Leurs six jeunes enfants ont été empoisonnés. Et Hitler ? À un moment, on croit le tenir. Dans un bassin de béton débordant de cadavres, un corps sans vie à la moustache significative lui ressemble étonnamment. En l'observant de près on se rend compte qu'il ne s'agit pas du dictateur. Fausse alerte. Plus tard, les photos de cet homme mort vont être brandies par ceux qui soutiennent que Hitler s'est évadé en éliminant son " sosie " dans les ruines pour accréditer sa propre mort. Une interprétation qui compliquera une affaire déjà passablement tortueuse...
Des agents du Smersh (Renseignement soviétique) s'aperçoivent soudain qu'à trois mètres de la porte du bunker la terre a été retournée. Ils creusent et se retrouvent en présence de deux corps carbonisés. Puisque les caractéristiques de ceux-ci ne coïncident pas avec les renseignements en leur possession, les agents les remettent en place. Mais apprenant par la bouche de dignitaires nazis que Hitler a tenu à être brûlé avec sa compagne Eva Braun, ils les exhument de nouveau. Cette seconde découverte semble être la bonne.
Rendus méconnaissables par le feu, les corps ne sont qu'un amas de chair calcinée. On distingue avec peine une main, des dents, quelques os. Le Smersh les place dans des caisses de munitions et les transporte en secret (concurrence entre services oblige) dans une clinique située à Buch, en banlieue de Berlin, pour réaliser une autopsie.
Le 8 mai, jour de la victoire, cinq légistes de l'Armée rouge examinent clandestinement les restes mis à jour. Ils remarquent qu'il manque une partie supérieure du crâne de l'homme. Puisqu'aucune blessure par arme n'est visible, les médecins estiment que celui-ci est mort empoisonné. Comme la femme présente à ses côtés.
Pour identification, un examen dentaire est requis. Le Smersh retrouve Kathe Heusermann, assistante du dentiste de Hitler, et l'interroge. Elle réalise un schéma de sa denture qui correspond à la mâchoire du corps de l'exhumé.
Leur mission accomplie, les services secrets poursuivent leur progression avec la troisième armée. À chaque halte, les agents enterrent les deux corps dans les bois pour échapper aux regards indiscrets. Un jour, les restes du couple sont déterrés par des soldats en quête de trésors, puis retrouvés dans les fourrés ! Finalement, les agents arrivent à Magdebourg et enfouissent leur macabre butin dans la cour du QG du Smersh est-allemand.
Pourtant, la découverte et le transport du corps de Hitler ne font l'objet d'aucune publicité. Pourquoi ce secret ? Sans doute parce que l'autopsie n'a pas été réalisée dans les règles de l'art. Peut-être aussi parce que les " alliés " de l'URSS risquent de demander à vérifier sur place la réalité de cette mort et que leur intrusion va créer des complications inutiles. Mais surtout parce que Béria, vice-premier ministre de Staline, se demande sérieusement si son rival Abakoumov, le patron du Smersh, n'est pas l'instigateur d'une fraude !
En février 1946, il ouvre une enquête secrète baptisée " Opération mythe " afin de regrouper des témoignages démontrant les mensonges de ce dernier. Après tout, Hitler est peut-être en cavale et Abakoumov en est le complice. Béria fait interroger les rescapés du bunker, en particulier Hans Baur, le pilote de Hitler, Otto Günsche, son aide de camp, Heinz Linge, son valet de chambre et Rochus Misch, standardiste.
Les interrogatoires, assortis de régulières séances de torture, aboutissent à la rédaction d'un rapport dont l'existence n'est rendue publique que dans les années 90. Ce document ultra-confidentiel révèle que Hitler a décidé d'en finir au moment où il a appris par une dépêche de l'agence Reuters la pendaison par les pieds des cadavres de Mussolini et Clara Petacci.
Fin avril 45, le Führer a convoqué son entourage pour lui donner l'ordre de brûler son corps et celui de sa compagne après leur mort, afin d'éviter d'être exposés aux crachats de la foule. Le 30 dans l'après-midi, le couple s'isole dans leur salon privé avec trois pistolets et des boîtes contenant des capsules de cyanure. Assis sur le sofa, Hitler et celle qui est devenue son épouse quelques heures plus tôt mettent fin à leurs jours dans des circonstances que l'on ignore. Selon toute apparence, Eva est morte la première en croquant une pastille de cyanure. Hitler l'a suivie en utilisant une arme à feu. Son sang a giclé sur les meubles et le mur du bunker. Nul ne peut affirmer s'il a également avalé du cyanure.
Après le suicide des amants maudits, les serviteurs du Führer suivent à la lettre les instructions données par leur maître.
En juin 1946, les prisonniers-témoins de Béria sont transportés à Berlin, dans le parc du bunker. Ils indiquent l'endroit où ils ont enflammé puis enterré Hitler et sa femme. L'emplacement correspond à l'exhumation réalisée par le Smersh un an plus tôt.
On en profite pour procéder à de nouvelles fouilles. Celles-ci permettent de déterrer quatre fragments de crâne qui se sont certainement détachés de la tête du Führer en brûlant. Le plus grand est transpercé par une balle. L'autopsie de 45 se trouve en partie confirmée : les médecins y notaient en effet l'absence d'une pièce maîtresse du crâne, celle qui justement permet de conclure que Hitler s'est suicidé par arme à feu. Le puzzle est désormais complet.
Soutenant trop évidemment les conclusions d'Abakoumov, ces éléments ne sont toutefois pas diffusés par Béria. Staline lui-même n'en est pas tenu informé, ce qui explique peut-être qu'il ait soupçonné les occidentaux d'avoir recueilli le dictateur déchu. Quant aux restes de Magdebourg, ils sont pudiquement oubliés. Il faut attendre 1970, au temps de Brejnev, pour que le chef du KGB Youri Andropov les fasse détruire. Par le feu.
Mais le crâne et les dents de Hitler, conservés dans les archives, échappent à la crémation. On n'en apprend l'existence qu'après la chute de l'empire soviétique. En 2000, la partie supérieure du crâne du dictateur devient même l'un des ornements d'une exposition moscovite organisée par le Service fédéral des archives russes pour marquer le 55e anniversaire de la fin de la guerre...
Certains historiens doutent encore de l'authenticité de la relique. Selon eux, seule une analyse ADN pourrait mettre fin aux polémiques. La denture a toutefois été formellement identifiée par le légiste allemand Mark Benecke, dans le cadre d'un documentaire de la chaîne National Geographic diffusé en 2003*.
Le doute n'est donc plus permis : Hitler est bien mort dans son bunker, dix jours après son cinquante-sixième anniversaire.

Paul-Éric Blanrue


* Voir : http://www.benecke.com/hitler_head.html

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